Bienvenue sur le site du comité de mobilisation de Bordeaux 2

Qui sommes-nous? Des étudiants qui luttent pour une université plus égalitaire, pour un meilleur enseignement, et pour également combattre les projets de lois actuels qui entravent la liberté de chacun.

Sur ce site vous trouverez de multiples sections abordant les domaines dont nous nous occupons. Bonne visite et n'hésitez pas à laisser des commentaires.

08/10/2009

Repression du mouvement LRU (partie 1)





  • A Saint-Etienne, au niveau judiciaire, la dizaine de plaintes posées par l'université ont été retirées à l'issu d'un compromis entre le président de l'université et le collectif gréviste s'engageant tacitement à ne pas perturber les examens en échange du retrait des plaintes. Une plainte pour outrage à agent restait fin juin posée contre l'un des nôtres. Ces derniers jours, une dizaine d'entre nous (+ peut-être ?) ont reçu une convocation pour courant septembre devant le conseil de discipline de la fac, pour les motifs d'occupation illégale des locaux (lors de la soirée de clôture du 30 juin) et de perturbation de la cérémonie de la pose de la première pierre de la nouvelle maison de l'université fin juin (où quelques députés, le maire de saint étienne, le recteur...ont eu du mal à finir leurs discours et à déguster les petits fours sereinement...)

  • Conseil de discipline pré-rentrée pour 10 étudiants

    En pleines vacances, une dizaine d'étudiants stéphanois de l'université Jean-Monnet, meneurs des mouvements de grève de cette année, ont eu la bonne surprise de recevoir un courrier recommandé avec accusé de réception daté du 21 juillet leur signifiant une convocation en section disciplinaire du conseil d'administration.
    Il leur est reproché d'avoir « porté atteinte à l'ordre et au bon fonctionnement de l'université », d'une part en ayant « perturbé la cérémonie du 24 juin relative à la pose de la première pierre de la future Maison de l'Université - Maison des étudiants », d'autre part en occupant « des locaux du Site Tréfilerie, la nuit du 30 juin au 1er juillet 2009 au-delà de l'autorisation accordée par le Président de l'Université ».

    Des plaintes nominatives ont également été déposées à l'encontre de ces étudiants.

    Première répression a posteriori

    D'après Denis Aguiton, secrétaire fédéral de Sud Etudiant :

    « C'est la première répression à posteriori du mouvement de cette année. Cela rappelle un peu l'affaire du lycée Ravel. Il y a de plus en plus une affirmation dans les universités d'un refus des mouvements de grève. »

    D'après lui, cette action estivale a pour but de préparer la rentrée : « Il y a des inquiétudes que les mouvement de grève puissent se perpétuer, car le malaise ne s'est pas arrêté. »

    C'est aussi le sentiment des étudiants incriminés : « Ils s'y sont pris pendant les vacances, pour déstabiliser le mouvement en septembre. »

    Un engagement non respecté ?

    Car pour eux, le président n'a pas tenu ses engagements. Comme l'a écrit un chercheur élu au conseil scientifique dans un e-mail à Khaled Bouabdallah, président de l'université :

    « Nous avions eu l'engagement du vice-président recherche devant tous les élus lors de l'avant-dernier conseil scientifique qu'il n'y aurait aucune action nominative de la présidence notamment contre des étudiants qui ont participé aux mouvements sociaux. »

    Contacté par Rue89, Khaled Bouabdallah analyse la situation différemment :

    « Une chose est certaine, c'est que tout cela n'a rien avoir avec les événements du premier semestre. Hormis que cela concerne les même personnes.

    Le mouvement a particulièrement été long et suivi à Saint-Etienne. Après des dégradations, des plaintes contre X et nominatives avaient étaient déposées. Je les ai entièrement retirées par soucis d'apaisement au mois de juin. Mais ont eu lieu par la suite deux événements qui n'ont rien à voir.

    L'engagement correspond à ce qui s'est passé avant et concernait le premier mouvement. Je n'ai jamais dit qu'il n'y aurait plus de plaintes pour la nuit des temps. »

    Le conseil d'administration a en effet rendu le 6 juillet une déclaration à l'unanimité interpellant le président :

    « Le conseil d'administration met en garde l'ensemble de la communauté universitaire contre toute dérive minoritaire et demande au président de mettre en œuvre toutes les mesures et actions qui permettront un bon déroulement de la prochaine année universitaire. »

    Le 17 juillet, Khaled Bouabdallah saisit donc par courrier Gilles Jacoud, président de la section disciplinaire du conseil d'administration. Pour l'un des étudiants incriminés :

    « C'est encore l'excuse de la minorité, mais les deux actions visées faisaient partie du mouvement au même titre que le reste. La soirée du 30 juin était la soirée de clôture de l'Université solidaire, qui faisait partie du mouvement. Des enseignants étaient même présents. »

    Concernant la cérémonie de la pose de la première pierre, elle considère l'action comme symbolique : « Toutes les personnes contre le mouvement étaient là : le maire, le recteur… »

    L'image de l'université en jeu

    Pour un des étudiants poursuivis, le véritable enjeu de ces poursuites c'est l'image de l'université Jean-Monnet :

    « Tout cela a lieu dans le contexte de construction du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur, l'université veut se faire une place dans le pôle régional ».

    Une autre étudiante confirme :

    « C'est surtout l'action à la pose de la première pierre qui leur pose problème. Nous nous sommes invités au cocktail, et nous avons boycotté les discours. »

    Un problème d'image que ne nie pas Khaled Bouabdallah :

    « J'ai eu la honte de ma vie. Ils ont empêché la tenue des discours et insulté les élus de la République. Ils mettent en l'air l'image de l'université. »

    Les étudiants passeront en conseil de discipline le 10 septembre. Cherchant à s'organiser collectivement, ils appellent à un rassemblement le 1er septembre à la Bourse du travail. De son côté, un enseignant élu au conseil scientifique a demandé de mettre l'annulation de cette décision à l'ordre du jour de leur première réunion de l'année.

  • De la justice en milieu universitaire...

    L’audition proprement dite s’est déroulée comme prévu lundi 28 septembre. Un grand merci à tout ceux et toutes celles qui ont participé au rassemblement de soutien ainsi qu'aux 1500 personnes qui ont signé la pétition.

    Là pour la forme, ces conseils de discipline auront juste été un passage obligé pour la direction de l'université dans le but de réprimer. L'instance serait indépendante, capable de ne pas avoir d'avis tranché à l'avance... A d'autres!

    Le ton avait déjà été donné pendant l’instruction. Une saisie de cette instance sans témoignage, un dossier rempli une heure avant la première audition, et ceci avec le récit d’une unique personne, M. Riffard, directeur du pôle international et vice-président, inconnu du plus grand nombre, qui a tout vu et tout entendu et qui serait parvenu à reconnaître chacun-e. Puis d’autres éléments sont venus étoffer les accusations, des rapports et des témoignages qui, sont sans nul doute tout-à-fait spontanés et sans arrière fond...

    Allez, on y va! Mme Sarmejeanne, secrétaire générale de l’université, Mme Morini, vice présidente du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, Mr Goy, vice-président délégué aux finances, M. Gay, doyen de la faculté sciences humaines et sociales, Mr Fugit, directeur adjoint de la faculté des sciences et techniques, Mme Vigne, doyenne de la faculté de droit, Mr Foury, directeur de la communication, Mr Giraudet, vice-président délégué à la vie étudiante, Mme Labouré, vice-présidente déléguée à l'insertion professionnelle et à la réussite universitaire et directrice du SCUIO (Service Commun d'Information, d'Orientation et d'Insertion Professionnelle).

    Les dossiers d’instruction se résument ainsi à des témoignages émanant de personnes d’une part très proches de M. Khaled Bouabdallah et qui n’ont d’autre part pour la majorité d’entre elles vraisemblablement jamais recontré les étudiant-e-s convoqué-e-s (pour ceux et celles connu-e-s, ils et elles se sont fait remarquer pour leur acharnement contre le mouvement de grève). Quant à la forme que prennent les dossiers d’instructions, du copier-coller !

    Lundi était donc, si on compare cela à la justice, le jugement. Une vaste mascarade. Une impression que tout était déjà jugé...

    Chacun-e a eu le droit à la présence d’un grand nombre de témoins pour une sorte d’audience contradictoire. Contradictoire entre qui, cela on ne le saura jamais. Impossible de poser des questions aux témoins, transformés pour certains à l’occasion en juges. Pas de témoins cités par les étudiant-e-s. Et puis ce fut à certains moments du grand n’importe quoi; certains témoins ne se sont plus souvenu avoir témoigné, d’autres ont parfois laissé apparaître leur méconnaissance des accus-é-s ou parlé de « noms qui circulent » et de « réputation ». La défense, pourtant préparée avec soin, a semble t-il été balayée d’un revers de la main. C’est ainsi, qu’à la demande, légale et formulée au début de chaque passage, de récusation d’une personne du conseil de discipline membre de l’UNI (association de droite dont une des campagnes porte le nom effrayant de « Français, et fier de l’être » et dont le membre présent avait pourtant pris des positions publiques plus que claires contre le mouvement de grève... voir aussi ici), le président de ce dit conseil de discipline a refusé, affirmant que les actions menées étaient sans lien avec un quelconque mouvement de contestation, glissant au passage que cela serait étudié en appel...

    L'expression « exécution politique » semble appropiée pour désigner cette procédure disciplinaire. Après l’intervention des CRS, première dans l’histoire de l’université de Saint-Etienne, de tels conseils de discipline n’ont pas non plus d’antécédent et constituent une menace pour tous ceux et toutes celles qui participeront à un mouvement social ou qui exprimeront leurs désaccords politiques avec l'équipe présidentielle.

    Quatre sanctions sont à ce jour connues. A la mesure du désir d'éradiction manifesté par l'équipe présidentielle et de la volonté de faire des exemples, elles vont pour le moment du blâme à l'exclusion avec sursis de deux ans. L'esprit « pédagogique » de ces conseils de discipline (dixit Khaled Bouabdallah), n'en n'est que plus clair... Ferme ta gueule !

05/10/2009

Appel de Strasbourg du 11 septembre 2009


Appel de Strasbourg du 11/09



Le 11 Septembre 2009, la lutte universitaire continue sur Strasbourg ! Aujourd’hui, la présidence inaugure une plaque de l’université unique, symbole de la LRU et de la privatisation des services publics, signée par Pécresse et le président de l’université. A cette occasion, des étudiants, des personnels et des enseignants se sont rassemblés afin d’affirmer leur volonté de poursuivre un mouvement social, et de défendre une éducation libre, gratuite et ouverte à tous. La forte mobilisation, notamment des L1, et l’unité des différents acteurs de l’université ont fait de cette action un succès et par la même, ont permis de dissiper toute crainte sur la non-reprise d’un mouvement. L’appel qui suit à été lu lors de cette action, il est destiné à toutes les universités françaises.



Appel de Strasbourg du 11 Septembre 2009

Depuis le 1 janvier 2009, on veut nous faire croire que l’Université de Strasbourg est devenue autonome, alors, qu’en réalité, elle est devenue de plus en plus dépendante de la loi du Marché et de moins en moins financée par l’Etat. On voudrait aujourd’hui, 11 septembre 2009, nous faire croire que tout va pour le mieux et que les acteurs du monde universitaire sont ravis.

Grâce à la LRU, le savoir devient une marchandise. Les capitaux privés interviennent au sein de l’UdS par le biais de la Fondation, dont l’objectif déclaré est de “vendre l’ensemble de l’Université” (DNA 13/05/09). La masterisation casse la formation des fonctionnaires, afin de fragiliser leur statut, pour en faire des vacataires toujours plus précaires. Les nouveaux programmes contiennent des projets professionels obligatoires, destinés à rendre les étudiants et leurs fillières plus rentables.

Grâce à la LRU, la Fac devient petit à petit une entreprise. Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises influencent déjà le contenu des formations, à l’exemple de la licence et du master en management “supermarché Match”. Le président Beretz, dont la prime annuelle a augmenté jusqu’à 40000€, siège avec les pleins-pouvoirs et exerce sa politique arbitraire sur l’Université. Le conseil d’administration est de moins en moins représentatif en personnels et en étudiants, mais il est ouvert à des personnalités extérieures tel que le président du Medef local. Cette nouvelle logique entrepreneuriale entraîne déjà répressions, licenciements et rétrogradations.

A peine autonome, l’Université se trouvait déjà en grève. On essaie aujourd’hui de nier les mouvements sociaux que les universités ont connus dès 2007.

A travers toute l’Europe ces dernières se sont mobilisées, et se mobilisent encore contre le processus de Bologne, à l’origine de la LRU en France, de la loi LOU en Espagne etc…

Tout ce processus s’inscrit dans une même logique de privatisation qui touche tous les secteurs publics , de l’hôpital à la poste, en passant par l’éducation de la maternelle à l’Université. Et quand ce n’est pas la privatisation, c’est l’exigence de rentabilité à court terme qui s’immisce dans les services publics et impose des pratiques entrepreneuriales et managériales.

Au niveau mondial c’est l’Accord General sur le Commerce des Services signé en 1995 par l’OMC, qui contraint tous les pays membres de l’OMC à privatiser 160 secteurs d’activité publique (dont l’éducation, la santé, la poste etc..).



Non monsieur Beretz, nous ne sommes pas dupe du rôle que vous tenez, avec tous les présidents d’universités devenues autonomes. Nous appelons donc en conséquence toutes les universités de France et d’Europe, à se remobiliser, car nous ne céderons pas, et non! l’université ne sera pas une entreprise dont nous serons les clients pour finir exploités sur le marché du travail.

Face à cette contestation sociale, la répression administrative au sein de l’université ne se fait pas attendre, à l’exemple de l’université de St Etienne, qui menace neuf étudiants grévistes d’interdiction d’inscriptions dans l’enseignement supérieur. Face à ces méthodes inacceptables nous apportons notre soutien aux étudiants et personnels sanctionnés.

Les étudiants en lutte.

Coordination Nationale des Universités du 30 Septembre


bonjour à tous,

voici le compte rendu tant attendu de la Coordination Nationale des Universités qui a eu lieue sur le site de Paris 8.

Nous avons pu dans un premier temps tester la température de la mobilisation auprès des enseignants chercheurs des différentes Universités de Paris, mais très peu de provinces (Bordeaux, Caen, et Strasbourg étaient représentées en plus de la capitale).

Il est évident que les vacances estivales n'ont pas anéanti la grogne sociale et surtout pas en ce qui concerne la LRU et ses conséquences.

Il est à noter que sur Paris les enseignants-chercheurs étaient en grève active pendant plus de 12 semaines avec un refus prégnant de faire cours et une opposition au gouvernement très importante.

10h00 -------> 12h30

Il est à noter selon les intervenants que la mobilisation s'est quelque peu essoufflée dû à un chantage avec le pouvoir sur la question de la validation des examens ! Nous avons eu tout de même affaire à une grève des plus exemplaires de part sa longueur mais aussi de l'intensité et de l'engouement qu'elle a pu créer.

La question la plus importante cette année est "Comment organiser un mouvement cette année?"

Un petit point sur les actions gouvernementales durant l'été a été fait. Il faut noter l'adoption d'une loi qui crée un gros débat, 7 décrets ainsi que 3 arrêtés.

Refus de la part de la CNU de faire entrer les médias qui ont été contre nous pendant toute la mobilisation

Loi dite sur la mobilité des fonctionnaires.

Sûrement une des lois les plus controversées de ces dernier temps.

Si vous vous souvenez bien, le décret modifiant le statut des enseignants chercheurs stipulait que les Enseignants chercheurs étaient dans l'obligation d'effectuer des heures supplémentaires dans des établissements de la région dans laquelle ils se trouvent.

En fonction de ces paramètres, la loi sur la mobilité des fonctionnaires stipule qu'il sera possible de LICENCIER les fonctionnaires s'ils refusent plus de 3 affectations successives ! Il s'agirait d'un rapprochement entre le système de l'ANPE appliqué aux services publics. Il est important de rappeler qu'auparavant il était impossible de licencier un fonctionnaire sur une simple base de refus d'affectation, au pire il était muté dans une autre région.

Les décrets votés sont bien évidemment en relation avec la masterisation. Un autre décret s'axe de manière très flou : il s'agirait d'une mobilité entre Université et organisme public. Mais la question qui se pose est "Qui paye?" ! et oui rappelons bien que 33 universités entrent en autonomie complète en Janvier 2010 (dont Bordeaux 2 !). Et si les financement viennent de mécénats et d'entreprises privées, alors quelle mobilité aurons nous?

Enfin l'arrêté du 31/07/09 sur le référentiel d'équivalences horaires stipule l'organisation de chartes locales et donc une régionalisation des financements, ce qui ne fera qu'accroître les inégalités géographiques entre universités. Cet arrêté fait également entrer un nouvel acteur dans le système universitaire : Les ressources humaines.... Mhh il y a de quoi être inquiet.


Ensuite un point fac par fac a été fait. La plupart des universités maintiennent fermement leurs revendications. A noter cependant quelques actions fortes durant la rentrée :

- Paris 4 : assemblée générale regroupant 1000 étudiants qui décident de maintenir la plate forme de revendications de l'année dernière.
- Strasbourg : les étudiants et enseignants ont appliqué ce que l'on peut appeler communément une "désobéissance civile" : lors du discours de début d'année du président de la faculté et l'inauguration d'une plaque de cette université fraîchement ouverte, les étudiant ont pris la parole à la place du président pour sensibiliser les gens. Le président n'a donc pas eu droit à la parole!
- Le collectif "réinventer l'Université" à fait appel à ne pas remplir le dossier attribuant les primes aux enseignants chercheurs
- A paris 5 (fac de pharmacie, médecine et sciences sociales), 50 bourses doctorales ont été attribuées à l'insu du président ! (ce qui signifie 50 bourses pour moins de places prévues à la base!)
- L'École Normale Supérieure (ENS) est entrée en totale LRU! résultat des courses : privatisation par Orange et Total (création de Masters spécifiques à ces filiales)
- Paris 2 : avec la LRU une filière qui n'accepte que les Bac avec mention Très bien a été crée et cette filière coûte bien plus cher que les autres filières!!

L'après midi :
Un petit film a été diffusé sur la ronde infinie des obstinés

Grand débat sur les mandats! La plupart des étudiants ne pouvaient pas voter car ils n'étaient pas mandatés par des Assemblées générales. Les enseignants chercheurs ont décidé de voter tout de même contre nos avis. Il s'en est suivis le texte qui a été posté un peu plus bas. Les moyens d'actions ont été mis en avant, comme la cessation des cours, ou la non passation des examens dans la mesure où il est nécessaire de créer une grande mobilisation afin de faire entendre nos revendications de manière plus radicale que l'année dernière.

La question de la convergence des luttes a été au centre des débats. Le but étant de se rallier à la Poste et aux secteurs en lutte

Voila c'est tout pour cette CNU :) nous avons pu voir tout de même que la plupart des gens étaient réellement motivés pour créer une grande lutte cette année !

PROCHAINE CNU : 27 Octobre

01/10/2009

L'appel de la 12e CNU

La 12e CNU s'est réunie à Paris VIII le mercredi 30 septembre. Bien que les universités entament à peine cette nouvelle année, voire ne sont pas encore rentrées pour certaines, une centaine de personnes environs étaient présentes soit mandatés par une AG, comme c'est le cas dans certaines universités, soit automandatés par le comité de mobilisation et donc avec une impossibilité de vote, ça a été le cas pour nous à Bordeaux2. Pour les plus nombreux il s'agissait d'enseignants-chercheurs, moins du quart d'étudiant et quelques BIATOSS, presque tous le point levé, s'indignant contres la politique des réformes que nous subissons actuellement dans nos universités, mais également dans de nombreux secteurs. La matinée fut calme, un bilan du 2e volume de la LRU a été fait, ainsi qu'un topo sur les lois, décrets et arrêtés qui ont été promulgués pendant l'été.

L'après-midi a été bien plus mouvementée, le débat sur les perspectives, moyens d'action et autres accords de revendications, n'a pas mis bien longtemps à s'échauffer, mais la dynamique était bonne, car les sujets que l'on traitait tenaient à cœur, et tous, malgré des divergences de point de vue, cherchaient à aller dans la même direction : celle d'une lutte contre les changements radicaux que subit le système éducatif à l'aube d'une nouvelle ère qu'est l'on nomme "service public 2012". L'indignation générale accompagnées d'un élan de motivation rare pour un début d'année universitaire montrent que le gouvernement de sarkozy va avoir du fil à retordre pour l'année 2009/2010.
L'année de la "consolidation" comme l'a nommée Valérie Pécresse n'est pas vraiment du goût de notre université...

Voici l'appel rédigée lors de cette 12e CNU : telecharger en pdf.